de Michel Tremblay
Mise en scène : Gérard David

avec : 
Jean Bédouret et Frédéric Kneip*
costume : Anne Vergeron / lumière et décors : Elvis Arthur






                                  Le 26 mars 2010,
                                             20h30
                                                Salle AGORA,
                                                rue du Haut Carré,
                                                33 400 TALENCE












 




Trente deux ans plus tôt, déjà, dans la pièce Le Vrai monde ? le père et le fils confrontaient leurs hargnes, grattaient leurs plaies réciproques et, à coups de malentendus, s’installaient dans la haine.


Dans L’Impératif présent, Claude est un dramaturge reconnu et le père, Alex , un vieil homme que la maladie d’Alzheimer livre aux monologues cathartiques de son fils.


Dans le cadre québécois du Plateau Mont-Royal et de sa langue populaire, le joual, Michel Tremblay a repris, au théâtre, l’invention géniale de Balzac : le retour des personnages ; d’une œuvre à l’autre, leurs voix se croisent, leurs vies s’amplifient de toutes les modulations de la comédie humaine.


Ainsi, pour le fils, l’écrivain, s’agit-il, cette fois, dans une ultime rencontre, d’en finir avec la rage et le mépris ; le corps abandonné du père, chair sans pensée, invite à la pitié et au pardon. Mais le fils peut-il se déprendre d’une haine qui est sa raison d’écrire ?


L’Impératif présent est une œuvre en diptyque où Michel Tremblay renvoie face à face la solitude de deux consciences blessées, irrémédiablement. Sous le signe du miroir, la construction de la pièce nous place magistralement au cœur des mécanismes de l’incompréhension, de l’erreur de jugement, des cruautés domestiques, de pathétiques quêtes de reconnaissance. Par cette composition et les écarts d’une langue populaire, Michel Tremblay pose, avec une extrême sensibilité, avec humour et ironie la question de la vérité des êtres. Sous l’apparence du réalisme et de la trivialité, il réinvestit toutes les forces du tragiques : la catharsis, la pitié, le sacrifice, Œdipe même, sauf que le sphinx est en fauteuil roulant.

  

 


 

 



Michel Tremblay
est né en 1942 à Montréal.
En 1964, il participe au concours des jeunes auteurs de Radio-Canada. Sa pièce « Le train » remporte le premier prix du jury. En 1965, André Brassard fait un montage de ses meilleurs « Contes pour buveurs attardés » dans un spectacle consacré à la littérature fantastique : « Messe noire ». En 1968, le Théâtre du Rideau Vert monte une pièce de Michel Tremblay, « Les Belles-Sœurs » : c'est la consécration. C'est un auteur prolifique. En 1972, il aborde le cinéma avec André Brassard comme réalisateur, avec Françoise Durocher, Waitress.

L'œuvre de Michel Tremblay est colossale. Dans la littérature québécoise, son œuvre se caractérise par son originalité et son audace. Premier auteur à utiliser le « joual » dans ses écrits, Michel Tremblay a choqué l'establishment de l'époque. Il traite surtout des difficultés des milieux populaires francophones de Montréal depuis 1940, et ce, avec tendresse et humour.

 




* en téléchargement tous les C.V. de l'équipe

- Frédéric KNEIP
- Jean BEDOURET

--> Dossier de presse consultable sur simple demande



 

 

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