Le dernier jour d'un
condamné

 

De Victor Hugo
Mise en scène de Gérard David
Avec Frédéric Kneip
Création 2003

 

"Le plaidoyer de Victor HUGO contre la peine de mort justifie à lui seul l'émergence de ce spectacle. Ce combat impose une vigilance continuelle surtout à un moment où les idées réactionnaires semblent ressurgir.

Un travail de dramaturgie entrepris en collaboration très étroite avec le comédien nous a permis semble-t-il de libérer le texte de tout ce qui pouvait surcharger une représentation scénique de cette oeuvre. le point de vue du condamné a guidé cette démarche. Nous avons aussi choisi un espace scénique restreint, suffisamment évocateur mais non réaliste. L'élément moteur et primordial du spectacle reste le texte de l'auteur, cri vibrant, véritable hymne à la vie." 

 

Gérard David

 

« Voyez, examinez, réfléchissez. Vous tenez à faire l’exemple. Pourquoi ? Pour ce qu’il enseigne ? Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu’il ne faut pas tuer ? Et comment enseignez-vous cela ? En tuant ? … »


« J’ai examiné la peine de mort. Qu’en reste t’il ? Rien qu’une chose horrible et inutile, rien qu’une voie de fait sanglante qui s’appelle crime quand c’est l’individu qui l’accomplit, et qui s’appelle Justice quand c’est la Société qui la commet. » 

Victor Hugo

 

L'impératif présent

 
De Michel Tremblay
Mise en scène de Gérard David
Avec Jean Bédouret et Frédéric Kneip
Costumes Anne Vergeron
Lumière et décors Elvis Arthur
Création 2008

Trente deux ans plus tôt, déjà, dans la pièce Le Vrai monde ? le père et le fils confrontaient leurs hargnes, grattaient leurs plaies réciproques et, à coups de malentendus, s’installaient dans la haine.

 

Dans L’Impératif présent, Claude est un dramaturge reconnu et le père, Alex, un vieil homme que la maladie d’Alzheimer livre aux monologues cathartiques de son fils.

Dans le cadre québécois du Plateau Mont-Royal et de sa langue populaire, le joual, Michel Tremblay a repris, au théâtre, l’invention géniale de Balzac : le retour des personnages ; d’une œuvre à l’autre, leurs voix se croisent, leurs vies s’amplifient de toutes les modulations de la comédie humaine.

Ainsi, pour le fils, l’écrivain, s’agit-il, cette fois, dans une ultime rencontre, d’en finir avec la rage et le mépris ; le corps abandonné du père, chair sans pensée, invite à la pitié et au pardon. Mais le fils peut-il se déprendre d’une haine qui est sa raison d’écrire ?

Michel Tremblay

 

Il est né en 1942 à Montréal.

En 1964, il participe au Concours des jeunes auteurs de Radio-Canada. Sa pièce Le train remporte le Prix du Jury. En 1965, André Brassard fait un montage de ses meilleurs Contes pour buveurs attardés dans un spectacle consacré à la littérature fantastique : Messe Noire.

En 1968, le Théâtre du Rideau Vert monte une de ses pièces Les Belles-Sœurs : c'est la consécration. C'est un auteur prolifique.

En 1972, il aborde le cinéma avec André Brassard comme Réalisateur, et avec Françoise Durocher : Waitress.

L'œuvre de Michel Tremblay est colossale. Dans la littérature québécoise, son œuvre se caractérise par son originalité et son audace. C'est le premier auteur à utiliser le « joual » dans ses écrits , ce qui a choqué l'establishment de l'époque.

Il traite surtout des difficultés des milieux populaires francophones de Montréal depuis 1940, et ce, avec tendresse et humour.

Silence complice

De Daniel KEENE
Mise en scène de Gérard DAVID
Avec Eric André, Frédéric KNEIP
Lumière et décors Elvis ARTUR
Création 2009

 

Comme leurs lointains ancêtres Vladimir et Estragon, Bill et John sont des paumés plus ou moins floués par un Silver, aussi énigmatique qu’absent. Sauf que Bill et John n’attendent plus ce que la vie leur a refusé. Aliénés, illettrés, ivrognes et sentimentaux, ils n’ont plus rien à perdre ; ils courent après la chance, ils parient sur un chien, « Silence complice ». De nuit en nuit, leur rêve s’étoffe puis s’écroule à coups de combines bricolées et minables. Bill le candide philosophe et John le pragmatique fonceur nous présentent une petite métaphysique du couple où l’un dirige et l’autre suit.

 

Les personnages, deux hommes et un chien, comme sortis de l’univers de Steinbeck, incarnent l’universalité du combat contre le désastre d’une vie à la dérive. Héros  tragiques de la modernité, sans conscience politique, sans atout, sans clef aucune, Bill et John n’ont d’autre choix que d’agir à la marge, voués qu’ils sont à la perte et à la déréliction.

 
Daniel Keene

 

Né le 21 décembre 1955 à Melbourne (Australie), il écrit pour le théâtre, le cinéma et la radio depuis 1979. Il a par ailleurs travaillé au théâtre comme acteur et metteur en scène. Cofondateur et rédacteur de la revue Masthead (arts, culture et politique), il a également traduit l'oeuvre poétique de Giuseppe Ungaretti.

Ses pièces, jouées en Australie, mais également à New York, Pékin, Varsovie et Berlin comprennent notamment : Moitié-moitié (2002), Le Man Falling (2000), La Neuvième Lune (1999), L'architecte de la Marche (1998), Terminus (1996), Sous le Ciel (1995), Parce que tu es à moi (1994), All Souls (1993), Faible (1991), Silent Partner (1989) , Une heure avant la mort de mon frère (1985), Cho Cho San (1984) .

Toujours engagé dans l'écriture, ses derniers textes traduits en français sont Dreamers en 2011, et Une heure avant la mort de mon frère en 2010.